• Maman tu as voulu être, maman tu es... (2)

    Maman tu as voulu être, maman tu es et souvent tu pleureras (du moins, tu auras les larmes aux yeux):

    - Maman, on t'a prévenue pourtant! Ca commence dès le début, dès l'accouchement, pour te mettre en jambe. Tu arrives à l'hôpital en pleurant de douleur. Ah bah, si! Désolée pour celles qui ne sont pas encore passées par là, mais je ne vous apprends rien de nouveau... On en bave! Ca se mérite un bonheur pareil. Bref, quand on arrive on pleure, on implore, on supplie, on se met à genoux avec notre gros ventre devant les sages femmes pour qu'elles nous soulagent, qu'elles appellent les anesthésistes (nos futurs meilleurs amis) pour qu'ils nous mettent la péridurale.

    Moi: "Aaaaahhhh! Faites quelque chose et ne me dites pas de faire comme si je devais souffler sur une bougie pendant la contraction. Y a pas de bougie! Et même s'il y en avait une vous croyez vraiment que j'éteindrais pas la flamme? Aaaaaaaaaaaahhh! Fichez moi la paix avec votre bougie! Faites moi la périiiiiii!!!!" Maman Pilou qui se changerait en bête sauvage si ça durait plus longtemps.

    Et quand le produit fait effet, on en pleure presque de bonheur tellement c'est extraordinaire. Et tout ça n'est rien par rapport aux larmes que l'on verse quand enfin la sage femme met ce petit bébé dans nos bras. Des larmes de bonheur, d'une joie immense et merveilleuse.

    Et oui, c'est pourtant clair dès le début de l'aventure: quand on est maman c'est les montagnes russes niveau sentiment.

    - Du coup, maman, il t'arrivera de pleurer de fatigue, par exemple vers 3h45 du matin avec une Nougatine bien réveillée dans les bras après 2 heures de berceuse, un biberon et 47 remises en place d'une tétine qui tombe. La tétine... personne n'a encore trouvé de solution à ce problème majeur que constitue la chute de la tétine au moment crucial où bébé est sur le point de s'endormir... et puis... finalement non. Sans la tétine, qu'il a perdu 1/2 seconde, il ne veut plus faire dodo et est réveillé comme après une bonne nuit de sommeil. Et toi, maman? Ben toi, t'es repartie pour faire les 100 pas, une fois de plus. Alors là, oui, tu pleureras, longtemps. Enfin pas tant que ça, mais à cette heure là ça te paraîtra long.

    - Maman, quelque fois tu pleureras de dépit, de rage ou de colère quand tu auras fait tout bien comme il faut mais que finalement rien n'ira comme prévu. Et malheureusement, il y en aura des occasions...

    - Maman, en regardant tes enfants grandir, jouer, parler, dormir, ton cœur se gonflera de fierté et d'amour et deux petites larmichettes viendront chatouiller le coin de tes yeux. Parce que ces deux petits loulous là, ce sont tes deux merveilles à toi que tu te demandes comment t'as fait pour faire quelque chose d'aussi beau.

    - Maman, tu cacheras tes larmes en te mordant les lèvres quand tu accompagneras ton petit qui devient grand à l'école lors de la rentrée des classes. Tu lui lâcheras la main, tu le pousseras un peu dans la classe en lui disant qu'il passera une bonne journée avec la maîtresse alors que tu seras inquiète pour lui (même s'il n'y a pas de raison) et que tu auras hâte de le retrouver et de l'embrasser, de le serrer contre toi comme si tu ne l'avais pas vu depuis plusieurs jours.

    - Maman, tu pleureras de rire devant ton Pépito qui fera le clown, qui dansera bizarrement, qui t'imitera... ou quand ta Nougatine fera sa pipelette à deux mois et demi en te regardant sérieusement droit dans les yeux. Il y aura mille raisons pour rire aux larmes avec tes petits.

    Aujourd'hui, je n'ai pas pleuré mais j'avais le cœur gros car ce matin c'était un peu une pré rentrée pour moi. J'ai dû laisser mes deux enfants, une toute petite Nougatine et un Pépito malade, pour aller à l'école à la rencontre d'une de mes trois futures classes. Et de toute évidence, ce matin c'est Maman Pilou à la maison qui avait le dessus sur Maman Pilou maîtresse... Je n'étais pas très décidée à y aller, je suis partie plus tard que prévu, je suis revenue sur mes pas pour changer de chaussures, je me suis trompée de route... Bref, je ne voulais pas y aller. J'avais le cœur gros je l'avoue. Et puis, je suis arrivée dans cette école et j'ai été prise dans le tourbillon de toutes les choses à préparer pour accueillir les enfants 30 minutes plus tard et ma tristesse a disparu. Alors, j'irai pas jusqu'à dire que je pleurerai de joie en retrouvant mes amours le soir, mais je sais que je serai vraiment contente et heureuse de les prendre dans mes bras même si peut-être que 2 minutes plus tard ils me feront pleurer d'une autre manière...


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